Lettre de C.W. Leadbeater à Annie Besant du 25 juillet 1916

concernant la consécration épiscopale de J.I. Wedgwood.


Sydney, le 25 juillet 1916.

Wedgwood est arrivé, et il est en bonne santé. Sa consécration à l'Episcopat à eu pour résultat inattendu de le placer pratiquement à la tête du mouvement Vieux-Catholique, du moins en ce qui concerne l'Empire britanique... Tous ses collègues qui sont des membres de la Société Théosophique, travaillent déjà sous sa direction. Puisqu'il en est ainsi, il désire offrir ce mouvement au service de l'Instructeur Mondial comme un véhicule pour Son Energie et un canal pour la préparation de Sa Venue... [Le Seigneur] accepta son offre avec une gracieuse gratitude... J'ai déduit de ce qu'Il a dit que ce qui est arrivé est le résultat de Son intervention, qu'Il a guidé les événements qui ont produit ce currieux résultat: qu'un branche de l'Eglise Catholique, possédant la Succession Apostolique sous une forme qui ne peut être mise en cause, soit ainsi entièrement entre les mains de membres de la Société Théosophique, qui veulent avidement faire exactement ce qu'Il veut. Il a expliqué que c'était la méthode d'amener les Saints Ordres de l'ancien plan au nouveau, et que cette Eglise Vieille-Catholique est probablement la seule branche du Christianisme qui puisse Le reconnaître entièrement et officiellement lors de Sa venue. Il ne veut pas être agressif en aucune manière, mais poursuivre calmement comme à présent, continuant à célébrer ses services pour sa petite congrégation de Londres (comme il le fait), s'élargissant graduellement autour d'elle de ceux qui aiment le rituel Catholique et la doctrine de l'Eglise, mais en désirent une interprétation théosophique. Elle s'étendra lentement, mais sera prête à recevoir une impulsion soudaine s'il entre dans Ses intention de l'utiliser; elle doit marquer le pas pour l'instant, mais doit être préparée à aller de l'avant lorsqu'elle recevra ses ordres. C'est avec la permission du Seigneur que Wedgwood m'a consacré comme Evêque, étant entendu que j'ai entière liberté de porter mes vêtements ordinaires, et que je ne suis obligé en aucune manière de célébrer les cérémonies ecclésiastiques ou de prendre part à aucune activité extérieure dans ce travail sauf si j'en vois l'utilité, mais je dois servir d'intermédiaire entre le Seigneur et cette branche de l'Eglise, Lui faisant référence de tout point d'action ou de doctrine sur lesquels des instructions sont désirées.
Il m'est venu un petit coup d'oeil de chemin occulte la nuit après ma consécration. Mon propre Maître y fit gentiment référence et parla de pouvoirs supplémentaires aidant ceux qu'Il m'avait donné; et ensuite Il remarqua: Vous croyiez avoir abandonné tout espoir d'accès à l'Episcopat lorsque vous avez abandonné votre travail dans l'Eglise il y a trente-deux ans pour suivre Upâsikâ [Mme Blavatsky]; mais je peux vous annoncer que, si vous aviez continué votre travail original, c'est cette année-ci que vous l'auriez atteint, ainsi vous n'avez rien perdu sauf les émoluments et la position sociale, par contre vous avez gagné énormément dans d'autres domaines. Personne ne perd jamais rien en Nous servant!
Ceci m'a frappé curieusement, parce que je n'avais jamais pensé ainsi.