Les résidents d'Adyar s'occupent de Krishnamurti.


Vers la mi-octobre 1909, Krishnamurti souffrit une bastonnade extrèmement violente à l'école de son village. Leadbeater parvint à convaincre son père, Narianiah à le retirer définitivement de l'école. Narianiah éttait fort hésitant, parce que sans une éducation à l'école gouvernementale, il n'était pas possible de trouver du travail et surtout de devenir fonctionnaire. Leadbeater promit qu'avec Mme Besant, il s'intéresserait au bien-être de sa famille et qu'une possibilité existait pour que ses enfants finissent leur éducation en angleterre. En attendant, jusqu'au retour de Madame Besant à Adyar fin novembre, ses amis et lui s'arrangeraient pour que son fils continue à étudier.

Narianiah accepta cette solution temporaire et Dick Clarke, Subramaniam Aiyar, Ernest Wood et Don Fabrizio (un ancien officier de la marine italienne) donnèrent régulièrement des leçons à ses enfants dans le bungalow octagonal. Leadbeater lui donna aussi des leçons d'histoire.

Ce fut la tâche de Dick Clarke de dégrossir les enfants. Ils devaient être débarasser de leurs poux (ils en avaient jusque dans leurs sourcils), leurs cheveux lavés et coupés à hauteur des épaules. Un dentiste installa un appareil pour redresser les dents que Clarke devait ajuster quotidiennement. Leadbeater supervisa leurs bains et déplorait l'habitude brahmane qui consistait à se verser seulement de l'eau sur la tête, et leur apprit à nager.

Une routine fut mise en place par Leadbeater: Lever à cinq heures; ablutions rituelles brahmaniques avec l'eau du puits familial; méditation matinale; lait chaud servi au bungalow octogonal par un serviteur d'une caste compatible avec leurs habitudes orthodoxes; court exposé par Leadbeater sur des "choses élevées"; exercices sportifs suivis d'un bain chaud et des leçons de la journée.

Il y eut de nombreuses frictions entre Narianiah et Leadbeater qui considérait comme égoïste la tendance qu'avait le brahmane d'abandonner le contrôle de l'éducation de ses enfants. A cette époque, malgré qu'il eut dépassé la soixantaine, Leadbeater était alerte et enthousiaste, il était aussi impitoyable et souvent grossier envers les femmes, sauf envers Mme Besant. Il n'hésitait pas à jurer ayant sans doute appris de Mme Blavatsky, qui était fort grossière et jurait outrageusement, que la sainteté et la grossièreté ne sont pas incompatibles.



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