LE BAPTEME
202. Le Baptême a été institué comme signe que l'homme est de l'Église, et comme témoignage qu'il doit être régénéré. En effet, l'ablution du baptême n'est autre chose que l'ablution spirituelle, qui est la régénération.
203. Toute régénération est opérée par le Seigneur au moyen des vrais de la foi et d'une vie selon ces vrais. Le baptême atteste donc que l'homme est de l'Église, et qu'il peut être régénéré ; car, dans l'Église, le Seigneur qui régénère l'homme est reconnu, et là aussi se trouve la Parole contenant les vrais de la foi par lesquels la régénération s'effectue.
204. C'est là ce que le Seigneur
enseigne dans Jean :
« Si quelqu'un n'est engendré d'eau et d'esprit, il ne peut
entrer dans le Royaume de Dieu » (3 : 5). « L'eau », dans le sens
spirituel, est le vrai de la foi d'après la Parole ; « l'esprit »
est la vie selon ce vrai ; et « être engendré », c'est être
régénéré par ces deux moyens.
205. Puisque tout homme en voie de régénération subit aussi des tentations, qui sont des combats spirituels contre les maux et les faux, les eaux du baptême représentent également les tentations.
206. Le baptême étant un signe et un témoignage de ces choses, l'homme peut être baptisé enfant ; s'il ne l'a pas été, il peut l'être adulte.
207. Que ceux qui ont été baptisés sachent donc que le baptême ne donne ni la foi, ni le salut ; mais qu'il atteste seulement que l'on doit recevoir la foi, et que l'on est sauvé, si l'on est régénéré.
208. On peut voir par là ce que signifient
ces paroles du Seigneur dans Marc :
« Celui qui aura cru, et aura été baptisé, sera
sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru, sera condamné » (16 : 6).
« Celui qui aura cru », c'est celui qui reconnaît le
Seigneur, et reçoit de Lui les divins vrais de la Parole ; « celui qui
aura été baptisé », c'est celui que le Seigneur régénère
par ces vrais.