V Messe Basse Épiscopale 125

      A la fin de l’Absolution (ou au verset: Bâtissons notre Temple......nos prières, dans la Forme Courte) l’évêque, ayant gardé la mitre et la crosse, se tourne vers le sud. Le thuriféraire (et le porte navette, s’il y en a un) lui apporte l’encensoir ouvert. S’il n’y a qu’un servant, il portera les deux, navette et encensoir ouvert, ou il peut aussi poser la navette sur le coin de l’autel. L’évêque saupoudre d’encens les braises et le bénit de la manière habituelle. Il rend la crosse, enlève sa mitre et la met sur l’autel (un servant peut recevoir la mitre et faire cela à sa place) prend l’encensoir et encense l’autel de manière prescrite.

      Après avoir rendu l’encensoir au thuriféraire, il remet sa mitre, se tourne vers le thuriféraire (qui se tient debout sur le sol du sanctuaire à l’extrémité de l’estrade coté épître) et est encensé par trois fois trois brefs balancements. Il revient immédiatement à l’autel, y dépose sa mitre et continue le service.

      L’évêque porte la mitre pendant la lecture de l’Épître, sauf s’il la lit lui-même, et l’enlève pour le Graduel. Si l’Épître et l’Évangile sont lus, il attend la fin du Graduel pour bénir l’encens, coiffé de la mitre et tenant la crosse en le bénissant. S’il lit l’Évangile, il rend sa crosse et enlève sa mitre, mais si c’est quelqu’un d’autre qui le lit, l’évêque garde sa mitre et sa crosse pendant la récitation du Munda Cor par le lecteur de l’Évangile, et la prière qui suit. Immédiatement après, s’il y a un lecteur distinct pour l’évangile, l’évêque confie la crosse au porte crosse enlève sa mitre et la pose sur l’autel et à nouveau saisit la crosse pour la tenir pendant la lecture de l’Évangile. Durant l’Évangile l’évêque est debout sur l’estrade, un peu du côté épître, faisant face au lecteur de l’Évangile et tenant des deux mains sa crosse devant lui. L’Évangile terminé, l’évêque remet la crosse au porte crosse, met sa mitre et est encensé par le lecteur de l’Évangile par trois fois trois brefs balancements. Si l’évêque lit lui-même l’Évangile il dit le Munda Cor et la bénédiction qui le suit, debout au centre sans mitre ni crosse, ensuite après la Bénédiction Mineure et la réponse il se rend à l’extrémité de l’estrade côté évangile et lit l’Évangile de la même façon qu’un prêtre. Le porte crosse tient la crosse en étant près de l’évêque mais au niveau du sol du sanctuaire.

(4)Les deux Formes dites par un évêque

      Quand une Messe Basse est dite par un évêque aussi bien dans la Forme Longue que la Forme Courte, les préparatifs et les actes cérémoniels sont identiques à ceux décrits pour un prêtre sauf les particularités suivantes:

      Un septième cierge est placé devant (ou légèrement sur le coté) la croix d’autel. La flamme de ce septième cierge peut être un peu plus élevée que la flamme des six cierges habituels. Étant le cierge central, il sera le premier à être allumé et le dernier à être éteint.

      Un évêque porte sa mitre dans la procession vers le sanctuaire. Il peut être revêtu de la chape, mais il est plus courant pour une Messe Basse (si l’Asperges abrégé est utilisé) qu’il porte la chasuble. En plus il utilise sa crosse, son anneau et sa croix pectorale. En s’habillant l’évêque ne doit pas croiser l’étole par devant comme le fait un prêtre, mais laisser chaque extrémité pendre tout droit de chaque épaule. La croix pectorale est suspendue au cou par un cordon vert et or et est mise par-dessus l’aube quand il est en chape, mais extérieurement à la chasuble quand il en revêtu. Ceci parce que la croix, en tant que puissante source de rayonnement ne doit pas être recouverte par le tissu de la chasuble. En marchant en procession un évêque peut soit tenir sa crosse en main gauche, soit la faire tenir par son porte crosse devant lui. Deux porte chandelier, si disponibles, marcheront directement devant lui s’il porte lui-même sa crosse, ou sinon devant le porte crosse.

      Dans une Messe privée ou semi privée un évêque peut porter la barrette au lieu de la mitre, et peut se dispenser de la crosse; ou la crosse peut être fixée en permanence à un support près de l’autel pendant le service, de telle façon que l’évêque puisse facilement l’utiliser, selon son désir, pour l’Invocation, l’Absolution, le Credo et la Bénédiction. (Il ne sera pas pratique de l’utiliser pour bénir l’encens en l’absence de servant.)

      L’évêque vient en dernier dans la procession, sauf si il y a une bannière à porter derrière l’évêque en fin de procession. L’Évêque Président, par contre, s’il est revêtu de la chape, tient la place d’honneur, même au dessus d’un évêque célébrant.

      L’évêque bénit l’assistance à son passage devant elle dans la procession en faisant par intervalle le signe de