206 Bénédiction Simple XI

Triple pendant le mouvement de descente, triple au commencement du trait horizontal, et triple vers la fin de ce trait. Ou bien, si le prêtre le préfère, la sonnette peut s’entendre trois fois quand l’ostensoir est soulevé de l’autel et de nouveau quand il est remis sur l’autel. Dans tous les cas la sonnerie sera légère, exécutée très distinctement, pour produire un son agréable et non un bruit désordonné. Le(s) thuriféraire(s)agenouillé(s) encense(nt) l’Hostie soit en continu soit en synchronisme avec le tintement de la sonnette. Les servants abaissent leurs cierges au moment où le célébrant se retourne vers l’autel, mais continuent à les porter.

      Pour l’acte de la Bénédiction le célébrant pivotera lentement et dignement sur sa droite pour faire face à l’assistance. Avec l’ostensoir il fait le signe de la croix sur l’assistance. Aucun mot n’est prononcé. Le silence marque le fait que la Bénédiction est donnée directement par Notre-Seigneur à travers le véhicule de Sa Présence dans le Sacrement, et non comme habituellement au travers de Son ministre. En faisant le signe les mouvements ne seront pas exagérés. Le signe de la croix est fait environ de cette manière. Elevant l’ostensoir jusqu’à environ un pied au dessus du niveau des yeux, l’officiant trace lentement une ligne verticale vers le bas jusqu’à un pied sous le niveau de ses yeux.. Ensuite, élevant plus rapidement l’ostensoir jusqu’au niveau de ses yeux, il le tourne assez rapidement vers la gauche en vue du trait horizontal . Ce trait est aussi tracé lentement. Il ramène l’ostensoir vers le centre jusqu’à la fin du trait horizontal, dans un mouvement plus rapide, avant de se retourner vers l’autel par sa droite, exécutant donc ainsi un cercle complet. L’acte entier de la Bénédiction ne devrait pas durer plus de trente secondes.

      Dès qu’il est retourné vers l’autel, le célébrant dépose l’ostensoir sur le corporal, le tourne face à l’assistance, et fait la génuflexion. Il reste agenouillé (sur un ou deux genoux, selon la préférence) alors que pendant quelques secondes, peut-être dix ou quinze, un parfait silence est observé dans toute l’église. Ensuite il se relève et l’organiste commence à improviser doucement. Le célébrant tourne l’ostensoir de côté, l’ouvre et en retire la lunette. Cette dernière est placée dans la pyxide, l’ostensoir est déplacé vers la gauche, le tabernacle est ouvert et la pyxide mise à l’intérieur. Il fait la génuflexion, ferme sous clef la porte du tabernacle, recouvre l’ostensoir de son voile de soie, le tourne de côté par rapport à l’assistance en le plaçant du côté évangile de l’autel ou le confie au servant pour le mettre sur la crédence, replie les corporaux, les range dans la bourse (qui est