56 Encens – Braises – Encensoir IV

      Si c’est un évêque qui célèbre, ce sera toujours lui qui bénira l’encens. Si c’est un prêtre, il ne bénira l’encens que si un évêque n’est pas présent. S’il y a plusieurs évêques présents dans le sanctuaire quand un prêtre célèbre, c’est l’évêque de plus haut rang du diocèse qui bénira l’encens. (Le thuriféraire peut ajouter de l’encens dans l’encensoir à tout moment où les rubriques ne demandent pas que le prêtre ou l’évêque le fasse. Normalement il n’a besoin de le faire que lors de la Prière de la Consécration.) Les seules circonstances où l’encens n’est pas bénit sont quand il est versé dans l’encensoir pendant que le Saint Sacrement est exposé sur l’autel lors d’une Bénédiction Solennelle, ou que l’Hostie est transportée en procession à travers l’église.

      Les braises pour l’encensoir sont préparées en les tenant dans une flamme appropriée à cet usage jusqu’à obtenir le rougeoiement de la surface du charbon. Le charbon peut être tenu à l’aide de pinces métalliques ou encore mieux dans une vulgaire nacelle de fil métallique munie d’un manche qui est vendue pour cet usage. En mettant le charbon dans l’encensoir la surface rougeoyante sera évidemment tournée vers le haut. On veillera qu’il y ait assez d’encens pour le service dans la navette.

      En attendant l’emploi de l’encensoir, le thuriféraire le tient par les chaînes normalement de la main gauche, le balançant doucement de la main droite pour obtenir que la braise soit bien rouge. Pour assurer la chose il peut lever légèrement le couvercle de l’encensoir pour admettre plus d’air.

      Au moment où l’encens doit être bénit, le thuriféraire, accompagné du porte navette, s’avance vers le célébrant , qui (si c’est à l’autel) fait face au sud à l’extrémité épître de l’estrade. Le thuriféraire porte l’encensoir en main gauche en le saisissant par les chaînes juste en dessous de la pièce à la quelle elles sont attachées, ou en mettant le pouce dans l’anneau qui la surmonte. En arrivant devant le prêtre il s’incline légèrement, relève le couvercle de l’encensoir d’environ quinze ou vingt centimètres en tirant sur la chaîne qui commande le couvercle. Il retient la chaîne entre le pouce et l’index de la main gauche pour empêcher que le couvercle redescende. De la main droite il empoigne les chaînes vers le milieu et élève l’encensoir à hauteur convenable.

      Entre-temps le porte navette la présente ouverte, avec la cuiller vers le célébrant. (Lors d’une Grand-Messe la navette est présentée au diacre qui la tient convenablement tournée et ouverte devant le célébrant. Lors d’une Messe basse avec deux servants