IV Encensoir – Encensement 57

le premier servant tient la navette.) Le célébrant verse de l’encens avec la cuiller sur la braise et le bénit en disant silencieusement: Sois bénit par Celui en l’honneur de qui tu sera brûlé. La navette est redonnée au porte navette qui revient au niveau du sol. Le thuriféraire rabaisse le couvercle, descend l’anneau qui entoure les chaînes jusqu’au sommet du couvercle, et donne l’encensoir au célébrant). Le prêtre saisit de la main gauche les chaînes juste au-dessous de l’endroit où elles sont attachées, pendant que de la main droite il prend les chaînes ou bien environ dix centimètres au dessus du couvercle s’il s’agit d’un encensoir de forme sphérique, ou bien plus près du sommet du couvercle s’il s’agit d’un type allongé ou gothique. La façon la plus adéquate de tenir l’encensoir est de passer toutes les chaînes entre le premier et le deuxième doigt de la main droite, les deuxième, troisième et quatrième doigts, assemblés, étant sous les chaînes.

      Pour encenser une personne ou un objet, la main gauche est abaissée jusque contre le bas de la poitrine. L’encensoir est alors élevé par la main droite jusqu’au niveau de la gorge ou de la figure. Alors par un léger mouvement du poignet de la main droite, aidé d’une pression des doigts vers l’extérieur, un balancement marqué est donné à l’encensoir, lequel lors de son mouvement de retour heurte les chaînes avec un clic sonore. Un mouvement de va et vient avec son clic constitue ce qu’on appelle un balancement.

      Un seul balancement est donné en direction de chacun des six grands cierges de l’autel. Après chacun de ces balancements les bras sont légèrement abaissés jusqu’au prochain balancement.

      Trois courts balancements simples avec un petit arrêt entre eux, sont donnés pour l’encensement de membres du clergé de rang inférieur à diacre, ou l’encensement de servants.

      Trois courts balancements doubles, c’est à dire six balancements en trois groupes de deux chacun, sont donnés pour un diacre ou un prêtre dans le sanctuaire, pour un sous-diacre officiant (même si c’est un ecclésiastique), et pour l’Évangéliaire lors de la lecture de l’Évangile.

      Trois courts balancements triples, c’est à dire neuf balancements en trois groupes de trois chacun, sont donnés pour le Très Saint Sacrement lors d’une Bénédiction solennelle, pour la croix d’autel lors de l’encensement de l’autel, et pour un évêque présent dans le sanctuaire